Les mystères de la société générale

Il y a un mois, la banque révélait près de 5 milliards d’euros de pertes dues aux prises de position illégale de l’un de ses traders. Des zones d’ombre subsistent. Six points qui méritent éclaircissements.

 

Cela fait un mois. Un mois que les 130000 salariés de la Société Générale ont cru que le ciel leur tombait sur la tête. Un mois que ses dirigeants tentent d’expliquer que Jérôme Kerviel, l’un de leurs traders, a failli faire sauter la banque à lui seul.
 
Une certitude, le débouclage des opérations Kerviel a coûté 4,9 milliards d’euros à al banque. Retranchée derrière le secret de l’instruction, la direction de la Générale ne laisse filtrer aucune information sur l’affaire Kerviel elle-même. Encore sous le choc, épuisés par ces quatre semaines sans sommeil et le lancement des road shows destinés à faire avaler l’augmentation de capital aux investisseurs, « Bouton et ses proches répètent leurs arguments comme des robots », raconte un cadre dirigeant, qui se demande « combien de temps ils vont tenir comme cela ».
 

C’est l’une des nombreuses questions en suspens.

 

 

Qui connaissait les agissements de Kerviel
Pourquoi n’a-t-on pas écouté les alertes des institutionnels allemands
Que cache la décote qui accompagne l’augmentation de capital